Quel est le meilleur livre de permaculture ?

Bonjour à tous, aujourd’hui on vous propose une sélection des meilleurs livres de permaculture pour optimiser votre jardin tout en pensant au développement durable.

Aline

Vous êtes jardinier du dimanche ou passionné de développement durable ? La permaculture est faite pour vous ! En effet, cette « culture de la permanence » repose sur le respect de la nature et des hommes et la production de cultures adaptées à un site donnée, et à la production d’énergies renouvelables en abondance. Découvrez ici notre sélection des meilleurs livres de permaculture, que vous soyez intrigué par l’aspect théorique de ce système ou que vous cherchiez à le développer vous-même pour votre potager ou votre jardin.

Introduction à la permaculture
Découvrez la permaculture

La permaculture, c’est quoi ?

La permaculture est une méthode systémique et globale visant à concevoir des systèmes agricoles (mais pas uniquement) s’inspirant de l’écologie naturelle et de la tradition. Le terme de « permaculture »signifiait à l’origine « agriculture permanente » pour rapidement devenir « culture de la permanence », ses aspects sociaux faisant partie intégrante d’un système qui se veut véritablement « durable ».

Travailler avec la nature plutôt que contre nature

On trouve les origines de la permaculture dans des ouvrages du XVIIè et XVIIIe siècles, avec l’idée de travailler la terre en s’appuyant sur l’environnement naturel et la biodiversité, avec pour philosophie la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels.

L’inspirateur de ce modèle d’agriculture naturelle dans sa version moderne est l’agriculteur japonais Masanobu Fukuoka, et dont la méthode fut théorisée par des chercheurs Australiens dans les années 1970. Bill Mollison, biologiste à l’origine de la théorie de la permaculture agricole,  explique : »La permaculture est une philosophie qui consiste à travailler avec la nature plutôt que contre nature, à observer longuement et de manière réfléchie plutôt que de travailler sans réfléchir, et à considérer les plantes et les animaux et toutes leurs fonctions,plutôt que de traiter une zone comme un seul système de produits ».

L’anglais Patrick Whitefield divise la permaculture en deux mouvements distincts : la permaculture « originelle », ou agriculture permanente, et la permaculture « de design ».

La permaculture originelle, c’est l’intégration harmonieuse de l’homme dans son environnement pour qu’il puisse en retirer ce qui lui est nécessaire sans détruire (nourriture, énergie, logement, ou plus généralement tout ce dont il a besoin de matériel ou non pour vivre de manière éthique et soutenable).

La permaculture de design se base sur des principes d’efficacité énergétique applicables à tous les types de systèmes humains (agriculture,transport, etc.).

Dans les deux cas, la permaculture repose sur une idée de permanence, d’abondance et de respect de l’environnement et de l’humain.

Les douze grands principes de la permaculture de design

Développée par David Holmgren, le co-théoricien de la permaculture, la permaculture de design s’articule autour de 12 grands axes. Il s’agit d’une approche d’ingénierie qui répond à l’acronyme anglais « OBREDIM » pour Observation, Boundarie (limite), Resource (ressource), Evaluation (évaluation), Design, Implementation (mise en œuvre) et Maintenance.

L’observation : observer et interagir

Le principe est simple : en prenant le temps de nous engager avec la nature, nous sommes en mesure de concevoir des solutions adaptées à une situation donnée.

L’observation permet en effet de récolter des informations qui serviront à comprendre le fonctionnement naturel du site sur lequel on souhaite travailler. L’observation se fait en continue, pas uniquement au démarrage d’un projet car le vivant évolue, naturellement. L’observation d’un site donné sur une année entière, par exemple, permet de considérer de multiples facteurs : la topographie, les cycles biologiques de la faune, de la flore et du sol en fonction des saisons, les vents, l’écoulement des pluies, l’ensoleillement,etc. En fonction des données relevées, on pourra implémenter un projet agricole adapté aux spécificités du site afin d’en obtenir le meilleur, aussi bien en termes de rendement qu’en termes de qualité, le tout en respectant la nature du lieu et de son environnement, hommes y compris (en effet, une bonne conception en permaculture repose sur une relation harmonieuse entre la nature et les hommes).

Collecter et stocker l’énergie

En développant des systèmes de collecte et de stockage de l’énergie, tels que les plans d’eau et autres citernes ou les bâtiments solaires passifs. Les énergies pérennes concernées sont : le soleil, le vent et les eaux de ruissellement mais aussi les déchets agricoles.

Production et rendement (boucles de rétroaction positive)

Tout système de permaculture, quel qu’il soit, doit pouvoir répondre à un besoin d’autonomie complet : il utilise efficacement l’énergie collectée et stockée pour arriver à s’auto-suffire mais aussi pour collecter encore davantage d’énergie en cas de besoin et pour encourager la réussite, la croissance et la propagation de nouvelles solutions de permaculture. On parle de « boucles de rétroaction positive » dans ce cas, soit un système qui encourage et à maintenir le processus de départ.

Appliquer l’autorégulation, et accepter la rétroaction contre la surexploitation

Les systèmes auto-entretenus et auto-régulés de la permaculture sont un idéal, mais ils ne sont pas toujours réalisables. On parle alors de »rétroaction », et le rôle de la permaculture ici sera de savoir réduire ou décourager une croissance inappropriée et des comportements malvenus. Il s’agit de prévenir la surexploitation, et l’un des grands défis des écologistes actuels.

Utiliser et valoriser les ressources et services renouvelables

Les services renouvelables sont ceux fournis par la nature et utilisés de façon »passive » (sans les « consommer ») : les plantes, les animaux, les sols et l’eau. Il s’agit de tirer au mieux parti de l’abondance  offerte par la nature, mais sans la détruire !

Ne produire aucun déchet

« Pas de gaspillage, pas de manque ». En valorisant et en utilisant toutes les ressources mises à la disposition de l’Homme par la nature, il est plus facile de ne pas gaspiller. Mieux encore, l’idée ici c’est que le « déchet » produit soit naturel et puisse donc être réutilisé :les déchets naturels deviennent matières premières.

Concevoir des structures d’ensemble, puis aller jusqu’aux détails

En observant les tendances dans la nature et de la société, ceux-ci peuvent former la colonne vertébrale de nos conceptions, avec les détails remplis au fur et à mesure. On part avec un vision d’ensemble plutôt que de chercher à démarrer avec un projet complexe qui, au lieu de s’adapter à l’existant, constitue un obstacle au développement de la structure globale.

Intégrer plutôt que séparer

En mettant l’accent sur des relations coopératives et symbiotiques, on développe un système et des solutions mieux adaptés à un futur où l’énergie disponible est en déclin.

Utiliser des solutions de petite échelle, et avec patience

Dans le principe, chaque système de permaculture devrait être conçu à la plus petite échelle possible, tout en permettant à la fois de remplir sa fonction de base et en étant hautement efficace d’un point de vue énergétique.

Utiliser et valoriser la diversité

La monoculture est l’un des fléau de l’agriculture moderne face aux rongeurs et autres maladies. La diversité réduit les risque de menace pour une culture.

Utiliser les interfaces et valoriser les éléments en bordure

L’interface entre les choses, c’est l’endroit, dans un écosystème terrestre, où se déroulent les événements les plus importants. 

Utiliser le changement de façon créative, et réagir au changement

Nous pouvons obtenir des effets bénéfiques face aux inévitables en observant attentivement et en intervenant au bon moment. Il s’agit ici de s’adapter de manière créative aux changements qu’on ne peut ni contrôler ni influencer, et qui permettent d’innover.

La permaculture concerne donc, comme on peut le constater, tout un chacun et il est tout à fait possible de concevoir un potager ou un jardin en permaculture, chez soi. Que vous soyez un jardinier du dimanche ou davantage versé dans l’agriculture écologique, la permaculture est sans aucun doute l’avenir de l’Homme et nous pouvons tous commencer, à notre échelle, à changer le monde et la façon dont nous exploitons la terre et utilisons les énergies renouvelables. Au moyen d’une littérature riche, aussi bien à travers des ouvrages théoriques que pratiques, vous découvrirez un univers où le futur de notre belle planète et notre relation à la nature et aux autres se fondent sur l’harmonie, et laisse place à l’espoir. Découvrez ici notre sélection des meilleurs livres sur la permaculture.

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